Reconnexion à la nature, comment elle nous sauve…

Les vacances d’été sont l’espace où l’on peut s’accorder de longs moments de reconnexion aux éléments naturels. Nous avons besoin périodiquement de grandes pauses où nous nous éloignons de nos préoccupations habituelles.Très importantes pour mener sereinement la rentrée et l’année, elles seront plus bénéfiques encore si elles se déroulent dans des lieux éloignés des villes et de la pollution. La nature est en effet capable de rééquilibrer et régénérer le corps, et ses bienfaits sont profonds et durables.

Apport en ions négatifs

Vous savez que la vie en ville, la vie anti-naturelle, nous expose constamment aux ions positifs. Les corps en « vivant » se positivent, c’est-à-dire qu’ils perdent leurs électrons ce qui entraine une oxydation du corps. Mais ce phénomène est accéléré par notre vie moderne. La pollution atmosphérique, les produits ménagers, les parfums d’intérieur de synthèse, les aérosols, les composants des divers matériaux (peinture, laine de verre, meubles en agglomérés, sols plastiques …), les champs électro magnétiques (ordinateurs, micro – ondes, Wi fi…), les climatisations, fabriquent des ions positifs. Ces derniers influent sur l’organisme en créant des états inflammatoires et des déséquilibres.

A l’inverse, les ions négatifs lorsqu’ils sont présents en forte quantité, dépolluent et détruisent les germes : bactéries, virus et aéro-contaminants (1). Ils ont des effets sur le passage de l’oxygène dans le sang (2), le pouls et le rythme cardiaque, l’arbre respiratoire, le système immunitaire, les douleurs, la fatigue, la concentration. Ils ont également un effet calmant, apaisant, et contrent naturellement le stress.

Au pied des cascades, et sur les côtes on trouve jusqu’à 50 000 d’ions négatifs/cm3 d’air, en forêt 5 000, à la campagne 1 500, en ville 200, dans une voiture 16, un lieu climatisé 0… (les climatisations génèrent uniquement des ions positifs en recyclant du vieil air)
Parmi les meilleurs lieux nous avons donc la forêt et les côtes. A leur contact on décharge le corps des ions positifs et le charge en ions négatifs. Les forêts ont notamment une forte influence et l’écorce de l’arbre est d’ailleurs chargée négativement, et ce sont de plus les derniers lieux non domestiqués par l’homme…

“La mer lave tous les maux de l’homme » Euripide

Recharger en énergie vitale

La naturopathie est basée sur la force de Vie intelligente, auto-guérisseuse, qui nous anime. Cette force vitale détermine notre degré de vitalité et notre capacité de régénération, gages d’équilibre et de santé.(3) Si nous manquons de force vitale ou si elle est entravée par nos modes de vie, alors nous allons vers le déséquilibre et la maladie. Le phénomène d’auto-guérison est facile à observer : cicatrisation naturelle d’une plaie, os qui se ressoudent après une fracture, guérison spontanée d’un rhume ou d’une grippe… mais pour que ce principe de vie fonctionne il nous faut suffisamment de vitalité.

Cette énergie vitale ne se trouve pas dans les aliments, ni dans les compléments alimentaires mais dans la nature. Cette dernière nous offre les éléments de vie (que l’on nomme aussi biotons, prana ou Chi) qui alimentent nos réserves. Il est donc capital de nous recharger constamment pour avoir un maximum de vitalité. Ici encore les lieux les plus chargés en énergie vitale sont la forêt, les bords de mer, la campagne. La marche, ou mieux, l’exercice au grand air, si possible la peau exposée, les respirations profondes et en conscience, permettent de capter efficacement cette énergie de vie et de l’accumuler pour les semaines à venir.

Se remettre en phase avec le rythme de la nature

Déconnectés de nos corps et de la nature, nous avons tendance à oublier que notre organisme fonctionne selon des rythmes naturels. Notre système hormonal en particulier représente notre horloge interne. Pour le naturopathe son rôle est fondamental, puisque nos glandes sont des réservoirs d’énergie vitale qu’elles distribuent dans l’ensemble de l’organisme par l’intermédiaire des hormones. Donc pour un fonctionnement harmonieux, non seulement nous avons besoin d’une réserve de vitalité suffisante, mais aussi de nous caler avec les rythmes de la nature. Notre organisme est soumis au rythme circadien, le cycle de la femme s’harmonise avec les cycles lunaires, notre sommeil est conditionné par la mélanine qui se règle sur l’alternance jour /nuit ( la lumière artificielle pose ici un problème en déréglant ce rythme naturel)… En fait c’est tout notre être qui s’accorde aux cycles naturels, or notre vie en dehors du milieu naturel, les perturbateurs endocriniens auxquels nous sommes confrontés, perturbent ce fragile équilibre.

Du coup l’avantage de se reconnecter à la nature est double pour notre corps : il le recharge en apportant de l’énergie vitale, et nous remet en phase avec les rythmes naturels, pour le rééquilibrer naturellement.

“Les humains ne savent pas lire… Ils ne savent pas lire le grand livre de la nature pour y trouver les solutions des problèmes qui les préoccupent. Ils iront consulter des livres d’auteurs célèbres dans lesquels ils trouveront des réponses contradictoires, mais ils n’iront pas consulter la nature où tous les problèmes sont résolus depuis longtemps. » Aïvanhov

Déconnexion totale

Bien sûr, l’une des meilleures manière de se déconnecter du monde ambiant est tout simplement d’aller s’isoler au contact de la nature. D’ailleurs, le simple fait d’être éloigné un moment des écrans, des autres, des polémiques, des informations qui nous arrivent tout azimut  permet un vide naturel bienfaisant et régénérant. Surtout lorsque l’on se sent assailli d’informations, de sollicitations, il n’y a rien de plus facile que de tout déposer (enfin, surtout en vacances…) et d’aller seul se promener sur la plage, marcher dans la forêt ou la montagne.

J’ai découvert vraiment tard les bienfaits du véritable contact aux éléments naturels. Bien sûr, j’y allais me ressourcer, mais je restais sur un plan mental, et y prélevais juste ce dont j’avais besoin pour me régénérer (ce qui marchait déjà très bien je dois dire). Mais aujourd’hui je découvre aussi que plutôt de puiser en elle, je peux faire corps avec elle. Et je trouve que c’est plus juste car je ne me contente plus de prendre ce dont j’ai besoin, c’est à dire « consommer », mais j’échange avec elle.

Lorsque l’on se plonge entier dans la nature, le mental n’intervient plus, et c’est tout le corps qui se met en réception et lève les boucliers dont il s’entoure habituellement. Ce que je constate aussi, c’est que le temps qui semble nous échapper se ralentit. Comme si finalement on se remettait au diapason du rythme des éléments, tel que nous devrions toujours l’être. Ce ralentissement influe sur nos pensées qu’il calme et tempère. Pour ma part, nul besoin de méditation ou technique mentale, je me lie simplement et très naturellement à certains éléments. Cela peut-être un arbre qui m’appelle, ou bien toute une montagne dans laquelle je me laisse engloutir. Je me laisse faire et laisse faire la nature…

 

1 L’air en Péril Jaques Breton
2 Votre santé en lieu sûr Alain de Luzan
3 Aux sources de la vie T1 T2 P.V Marchesseau
La bible des fatigués, surmenés, épuisés P.V. Marchesseau
Les glandes endocrines et notre santé P. Dupont
Sylviothérapie S.Boistard
Les secrets du livre de la nature Aivahnov

Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

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